Jean Leblanc Passeur d'histoires

CERISE

Il était une fois, sur le mur d'une salle de classe d'un vieux lycée toulousain, une inscription.

Tracée d'une main légère à la craie, elle ne contenait que trois mots : « J'aimerais tant… ».

Les jours, les semaines, les mois sont passés : ces mots peu à peu se sont estompés. Ils ne sont désormais plus qu'une ombre.

Avant que cette ombre de nos mémoires ne s'efface, j’ai voulu conter leur histoire.

j'aimerais tant

Ni oui, ni non

CeriseInesetlea

Cette chanson a été écrite par deux de mes étudiantes, Inès et Lea, sur un thème du groupe Chanson Plus Bifluorée

D’où vient l’histoire de cette chanson ?

Chacun dans not'coin, on avait raison

Nous, on disait oui, elle disait non,

Qui pouvait penser qu'elle nous f'rait faux bond ?

On réduisait le monde à cette équation,

Nous on disait oui, elle disait non

Elle avait réponse à toutes les questions

Toujours prête à tout pour avoir raison ,

Même à Syracuse, elle disait non

Poussant jusqu'au bout la contradiction

De mauvaise foi en grande illusion

Nous on disait oui, elle disait non

Fuyant, l'aile au vent, elle coupait les ponts

Refrain

Le jeu s'appelle ni oui ni non

Mais comme personne nous l'avait dit

Pour un oui, pour un non,

On se croyait ennemis,

Pour un non, pour oui,

comme personne nous l'avait dit

Nous dans dans notre classe, elle à Kairouan,

Si on pensait oui, elle disait … NAN !

Après les retards vinrent les sommations,

Tribord amûre toute, que le voyage est long

Si on pensait oui, elle disait non

Qui voudra bien se rendre à la raison ?

(Refrain)

Chacun sur son ponton, à tourner en rond

Nous on pensait oui, elle disait non

La nuit comme le jour on trouvait le temps long

Va-t-elle revenir ? Allez tenez bon !

Nous on disait oui, elle disait non

Saura-t-on en rire, Cerise à l'horizon ?

(Refrain)

Anne Sylvestre, une de mes références de la belle chanson française !

Sur l’air de la chanson d’Anne Sylvestre « Cécile et Céline » voici un tour de France des étudiants de cette promotion « Cerise »

Barbara, Florence, viennent de Provence
Elles apportent ici un peu de chaleur du midi.
Carole, quelle mignonne, nous vient de Dordogne
Tu vois, c'est facile, c'est aussi l'pays d'Jean-Cyril.
Et puis il y a Audrey, qui vient d'Vernouillet,
C'est pas loin d'Paris, Audrey en arrivant ici
a croisé Sonia, depuis elles n'se quittent pas,
comme deux affluents qui se s'raient rejoints à Fermat.

Venant de leur île, il y a deux filles,
ou peut-être même trois : Ghjulia Maria et Léa.
Dans ma ritournelle, y a pas que des d'moiselles,
J'ai croisé ce matin Romain, Paul-Eric et Martin :
Arrivant d'l'Aveyron, ils marchaient de front,
On aurait dit vraiment le Bon la Brute et le Truand.

Au pays d'Adour, des rivières courent
Voici l'Estampon qu'Arthur entend près d' sa maison
Se jette dans la Douze, le Midou épouse
qu'à Mont de Marsan, Florianne voit de chez ses parents
Et s'il n'y plus d'eau dans tous ces ruisseaux
Ne vous en faites pas, l'Armagnac toujours coulera

Cette fille près d'Antibes, ah, zut c'est terrible
là son nom m'échappe…ça y est je m'souviens, c'est Agathe !

Pour sûr qu'elle nous vient d'Antibes, c'est plus près qu'les Caraïbes
C'est plus près que Caracas, est-ce plus près que Pézenas
Je n'sais pas !

Et les autres ???

 

 

dans la dépêche

 

Muret le 13 février 2016

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